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Besoin de conseils avant de vous lancer ?
Prendre rendez-vous

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Fagerström, HONC, CDS… quel auto-questionnaire utiliser pour évaluer le tabagisme ?
Chaque consultation est une occasion de faire de la prévention. Pourtant, entre le motif de consultation, les examens complémentaires, les traitements et les questions du patient, il n’est pas toujours simple d’aborder le tabac de manière systématique.
Et pourtant, l’enjeu est majeur. Le tabac reste aujourd’hui la première cause de mortalité évitable en France. Selon Santé publique France, il est responsable de plus de 68 000 décès chaque année (1) et constitue un facteur de risque majeur de nombreuses pathologies, notamment les maladies cardiovasculaires, les cancers et les maladies respiratoires chroniques.
Pour accompagner les professionnels de santé, plusieurs questionnaires validés permettent d’évaluer rapidement la dépendance au tabac, de mesurer la motivation à arrêter ou encore de repérer les premiers signes d’addiction.
Dans cet article, nous faisons le point sur les principaux outils utilisés en pratique clinique, leurs spécificités et leurs indications.
Pourquoi utiliser un questionnaire sur le tabagisme ?
Aborder le tabac en consultation ne consiste pas uniquement à demander : « Est-ce que vous fumez ? ».
Des questionnaires standardisés permettent d’obtenir une évaluation plus complète de la situation du patient et d’adapter plus facilement la prise en charge. Ils facilitent également le suivi dans le temps en s’appuyant sur des critères validés.
Ils permettent notamment de :
évaluer le niveau de dépendance à la nicotine ;
identifier les patients les plus à risque ;
mesurer leur motivation à arrêter ;
suivre l’évolution de leur consommation au fil des consultations ;
engager plus facilement le dialogue autour du sevrage tabagique.
Ces outils ne remplacent évidemment pas l’échange avec le patient. Ils apportent simplement un point de départ structuré pour orienter la discussion.
Pourquoi utiliser un questionnaire sur le tabagisme ?
Aborder le tabac en consultation ne consiste pas uniquement à demander : « Est-ce que vous fumez ? ».
Des questionnaires standardisés permettent d’obtenir une évaluation plus complète de la situation du patient et d’adapter plus facilement la prise en charge. Ils facilitent également le suivi dans le temps en s’appuyant sur des critères validés.
Ils permettent notamment de :
évaluer le niveau de dépendance à la nicotine ;
identifier les patients les plus à risque ;
mesurer leur motivation à arrêter ;
suivre l’évolution de leur consommation au fil des consultations ;
engager plus facilement le dialogue autour du sevrage tabagique.
Ces outils ne remplacent évidemment pas l’échange avec le patient. Ils apportent simplement un point de départ structuré pour orienter la discussion.
Que recommandent les autorités de santé ?
La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de repérer systématiquement le statut tabagique des patients et de proposer un accompagnement au sevrage à chaque fumeur, quelle que soit sa motivation initiale. (2)
De son côté, l’Assurance Maladie rappelle que le simple fait d’aborder le sujet avec un professionnel de santé augmente les chances de réussite d’un arrêt du tabac. (3) Les questionnaires validés constituent ainsi une aide précieuse pour objectiver la situation du patient et personnaliser son accompagnement.
Le test de Fagerström
Le test de Fagerström est le questionnaire le plus connu pour évaluer la dépendance physique à la nicotine.
Il comporte six questions portant notamment sur :
le délai entre le réveil et la première cigarette ;
le nombre de cigarettes fumées chaque jour ;
les situations où il est difficile de ne pas fumer ;
la consommation au cours de la journée.
À partir des réponses, un score est calculé afin d’estimer le niveau de dépendance.
Pourquoi l’utiliser ?
Il permet d’identifier rapidement les patients présentant une dépendance importante et d’adapter la stratégie de sevrage ou les traitements nicotiniques.
Ses points forts
Rapide à compléter.
Facile à interpréter.
Très utilisé en médecine générale et en tabacologie.
Ses limites
Il évalue essentiellement la dépendance physique et prend peu en compte les dimensions psychologiques ou comportementales.
Le questionnaire HONC
Le Hooked On Nicotine Checklist (HONC) mesure la perte d’autonomie face au tabac.
Contrairement au test de Fagerström, il cherche à identifier les premiers signes d’addiction, parfois même chez des fumeurs occasionnels ou des adolescents.
Pourquoi l’utiliser ?
Il est particulièrement intéressant pour repérer précocement une dépendance naissante.
Ses points forts
Adapté aux jeunes fumeurs.
Détecte les premiers signes d’addiction.
Complémentaire du test de Fagerström.
Ses limites
Il reste encore relativement peu utilisé en pratique courante.
Le Cigarette Dependence Scale (CDS)
Le Cigarette Dependence Scale (CDS) propose une approche plus globale de la dépendance.
Il prend notamment en compte :
le besoin de fumer ;
les sensations de manque ;
la difficulté à résister à une cigarette ;
la place du tabac dans le quotidien.
Pourquoi l’utiliser ?
Il offre une vision plus complète de la dépendance, en intégrant également les dimensions comportementales.
Ses points forts
Évaluation plus fine.
Bonne sensibilité.
Intéressant dans le suivi du sevrage.
Ses limites
Il est un peu plus long à compléter.
Le test de Richmond
La dépendance ne suffit pas à elle seule pour accompagner un patient.
Le test de Richmond permet d’évaluer la motivation du patient à arrêter de fumer.
Pourquoi l’utiliser ?
Il aide le professionnel de santé à adapter son accompagnement selon le niveau de motivation du patient.
Ses points forts
Très rapide.
Facile à utiliser.
Complémentaire des questionnaires de dépendance.
Ses limites
Il ne mesure pas la dépendance mais uniquement la motivation.
Que recommandent les autorités de santé ?
La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de repérer systématiquement le statut tabagique des patients et de proposer un accompagnement au sevrage à chaque fumeur, quelle que soit sa motivation initiale. (2)
De son côté, l’Assurance Maladie rappelle que le simple fait d’aborder le sujet avec un professionnel de santé augmente les chances de réussite d’un arrêt du tabac. (3) Les questionnaires validés constituent ainsi une aide précieuse pour objectiver la situation du patient et personnaliser son accompagnement.
Le test de Fagerström
Le test de Fagerström est le questionnaire le plus connu pour évaluer la dépendance physique à la nicotine.
Il comporte six questions portant notamment sur :
le délai entre le réveil et la première cigarette ;
le nombre de cigarettes fumées chaque jour ;
les situations où il est difficile de ne pas fumer ;
la consommation au cours de la journée.
À partir des réponses, un score est calculé afin d’estimer le niveau de dépendance.
Pourquoi l’utiliser ?
Il permet d’identifier rapidement les patients présentant une dépendance importante et d’adapter la stratégie de sevrage ou les traitements nicotiniques.
Ses points forts
Rapide à compléter.
Facile à interpréter.
Très utilisé en médecine générale et en tabacologie.
Ses limites
Il évalue essentiellement la dépendance physique et prend peu en compte les dimensions psychologiques ou comportementales.
Le questionnaire HONC
Le Hooked On Nicotine Checklist (HONC) mesure la perte d’autonomie face au tabac.
Contrairement au test de Fagerström, il cherche à identifier les premiers signes d’addiction, parfois même chez des fumeurs occasionnels ou des adolescents.
Pourquoi l’utiliser ?
Il est particulièrement intéressant pour repérer précocement une dépendance naissante.
Ses points forts
Adapté aux jeunes fumeurs.
Détecte les premiers signes d’addiction.
Complémentaire du test de Fagerström.
Ses limites
Il reste encore relativement peu utilisé en pratique courante.
Le Cigarette Dependence Scale (CDS)
Le Cigarette Dependence Scale (CDS) propose une approche plus globale de la dépendance.
Il prend notamment en compte :
le besoin de fumer ;
les sensations de manque ;
la difficulté à résister à une cigarette ;
la place du tabac dans le quotidien.
Pourquoi l’utiliser ?
Il offre une vision plus complète de la dépendance, en intégrant également les dimensions comportementales.
Ses points forts
Évaluation plus fine.
Bonne sensibilité.
Intéressant dans le suivi du sevrage.
Ses limites
Il est un peu plus long à compléter.
Le test de Richmond
La dépendance ne suffit pas à elle seule pour accompagner un patient.
Le test de Richmond permet d’évaluer la motivation du patient à arrêter de fumer.
Pourquoi l’utiliser ?
Il aide le professionnel de santé à adapter son accompagnement selon le niveau de motivation du patient.
Ses points forts
Très rapide.
Facile à utiliser.
Complémentaire des questionnaires de dépendance.
Ses limites
Il ne mesure pas la dépendance mais uniquement la motivation.
D’autres questionnaires existent également
Les auto-questionnaires présentés plus haut ne couvrent pas à eux seuls l’ensemble des outils disponibles pour évaluer le tabagisme.
Selon le contexte, d’autres outils peuvent être proposés :
Glover-Nilsson Smoking Behavioral Questionnaire (GN-SBQ) : aide à repérer la dimension gestuelle et contextuelle du tabagisme, au-delà de la seule dépendance nicotinique (4)
Wisconsin Inventory of Smoking Dependence Motives (WISDM-68) : analyse les différentes dimensions de la dépendance tabagique, principalement utilisé en recherche clinique. (5)
Tobacco Craving Questionnaire (TCQ) : mesure l’intensité de l’envie de fumer (le craving notamment lors d’un sevrage.)
Mondor Motivational Test : questionnaire portant sur la motivation au changement, aujourd’hui moins utilisé que le test de Richmond.
Le choix du questionnaire dépend avant tout de l’objectif recherché : mesurer la dépendance, détecter une perte d’autonomie, évaluer la motivation ou suivre un patient au cours de son sevrage.
Quel auto-questionnaire choisir ?
Il n’existe pas un auto-questionnaire unique
Chaque outil répond à un besoin différent.
Questionnaire | Objectif | Temps estimé |
|---|---|---|
Fagerström | Dépendance physique | ≈ 2 min |
HONC | Perte d’autonomie | ≈ 2 min |
CDS | Dépendance globale | 3 à 5 min |
Richmond | Motivation au sevrage | < 2 min |
GN-SBQ | Dépendance comportementale | ≈ 5 min |
WISDM-68 | Analyse multidimensionnelle de la dépendance tabagique | Long |
TCQ | Intensité du craving | Variable |
En pratique, ces questionnaires sont souvent complémentaires. Un médecin peut, par exemple, utiliser le test de Fagerström pour estimer la dépendance, puis le test de Richmond pour adapter son accompagnement en fonction de la motivation du patient.
D’autres questionnaires existent également
Les auto-questionnaires présentés plus haut ne couvrent pas à eux seuls l’ensemble des outils disponibles pour évaluer le tabagisme.
Selon le contexte, d’autres outils peuvent être proposés :
Glover-Nilsson Smoking Behavioral Questionnaire (GN-SBQ) : aide à repérer la dimension gestuelle et contextuelle du tabagisme, au-delà de la seule dépendance nicotinique (4)
Wisconsin Inventory of Smoking Dependence Motives (WISDM-68) : analyse les différentes dimensions de la dépendance tabagique, principalement utilisé en recherche clinique. (5)
Tobacco Craving Questionnaire (TCQ) : mesure l’intensité de l’envie de fumer (le craving notamment lors d’un sevrage.)
Mondor Motivational Test : questionnaire portant sur la motivation au changement, aujourd’hui moins utilisé que le test de Richmond.
Le choix du questionnaire dépend avant tout de l’objectif recherché : mesurer la dépendance, détecter une perte d’autonomie, évaluer la motivation ou suivre un patient au cours de son sevrage.
Quel auto-questionnaire choisir ?
Il n’existe pas un auto-questionnaire unique
Chaque outil répond à un besoin différent.
Questionnaire | Objectif | Temps estimé |
|---|---|---|
Fagerström | Dépendance physique | ≈ 2 min |
HONC | Perte d’autonomie | ≈ 2 min |
CDS | Dépendance globale | 3 à 5 min |
Richmond | Motivation au sevrage | < 2 min |
GN-SBQ | Dépendance comportementale | ≈ 5 min |
WISDM-68 | Analyse multidimensionnelle de la dépendance tabagique | Long |
TCQ | Intensité du craving | Variable |
En pratique, ces questionnaires sont souvent complémentaires. Un médecin peut, par exemple, utiliser le test de Fagerström pour estimer la dépendance, puis le test de Richmond pour adapter son accompagnement en fonction de la motivation du patient.
Comment intégrer ces questionnaires sans allonger la consultation ?
Même lorsqu’ils sont rapides, ces questionnaires prennent quelques minutes. Réalisés pendant la consultation, ils peuvent être mis de côté faute de temps.
Les proposer avant le rendez-vous permet au contraire de disposer d’informations déjà structurées dès le début de la consultation.
Chez Aldebaran, le questionnaire de pré-consultation intégrer des auto-questionnaires adaptés au profil du patient et à ses réponses. Une fois complétés par le patient, leurs résultats sont intégrés à la synthèse médicale transmise au professionnel de santé avant la consultation.
Le médecin peut ainsi consacrer davantage de temps à l’échange avec son patient plutôt qu’au recueil des informations.
Comment intégrer ces questionnaires sans allonger la consultation ?
Même lorsqu’ils sont rapides, ces questionnaires prennent quelques minutes. Réalisés pendant la consultation, ils peuvent être mis de côté faute de temps.
Les proposer avant le rendez-vous permet au contraire de disposer d’informations déjà structurées dès le début de la consultation.
Chez Aldebaran, le questionnaire de pré-consultation intégrer des auto-questionnaires adaptés au profil du patient et à ses réponses. Une fois complétés par le patient, leurs résultats sont intégrés à la synthèse médicale transmise au professionnel de santé avant la consultation.
Le médecin peut ainsi consacrer davantage de temps à l’échange avec son patient plutôt qu’au recueil des informations.
Conclusion
Les questionnaires d’évaluation du tabagisme sont aujourd’hui des outils incontournables pour accompagner les patients fumeurs.
Qu’il s’agisse d’évaluer la dépendance avec le test de Fagerström, de détecter une perte d’autonomie grâce au HONC, d’obtenir une vision plus globale avec le CDS ou encore de mesurer la motivation avec le test de Richmond, chacun répond à un objectif précis.
Utilisés en amont de la consultation, ils permettent au professionnel de santé de disposer d’informations déjà structurées, de mieux cibler ses échanges et d’intégrer plus facilement la prévention dans sa pratique quotidienne.
(1) Santé publique France. Tabac. Santé publique France. Mis à jour le 15 octobre 2025.
(2) Haute Autorité de Santé (HAS). Arrêt de la consommation de tabac : du dépistage individuel au maintien de l’abstinence en premier recours. Recommandation de bonne pratique, 2014.
(3) Assurance Maladie. Tabac – Arrêter de fumer. ameli.fr.
(4) arballo, J. L., Rodríguez-Espinosa, S., Sancho-Domingo, C., & Coloma-Carmona, A. (2023). Validation of the Glover–Nilsson Smoking Behavioral Questionnaire (GN-SBQ) to Evaluate Nicotine Dependence in Spanish Clinical Settings. International Journal of Environmental Research and Public Health.
(5) Smith, S. S., Piper, M. E., Bolt, D. M., Fiore, M. C., Wetter, D. W., Cinciripini, P. M., & Baker, T. B. (2010). Development of the Brief Wisconsin Inventory of Smoking Dependence Motives. Nicotine & Tobacco Research.
FAQ
Quel auto-questionnaire utiliser pour évaluer la dépendance au tabac ?
Quelle est la différence entre le test de Fagerström et le test de Richmond ?
À quoi sert le questionnaire HONC ?
Le CDS est-il plus complet que le test de Fagerström ?
Pourquoi utiliser un auto-questionnaire avant la consultation ?
Les auto-questionnaires remplacent-ils l’échange avec le patient ?
Peut-on utiliser plusieurs auto-questionnaires pour un même patient ?
FAQ
Quel auto-questionnaire utiliser pour évaluer la dépendance au tabac ?
Quelle est la différence entre le test de Fagerström et le test de Richmond ?
À quoi sert le questionnaire HONC ?
Le CDS est-il plus complet que le test de Fagerström ?
Pourquoi utiliser un auto-questionnaire avant la consultation ?
Les auto-questionnaires remplacent-ils l’échange avec le patient ?
Peut-on utiliser plusieurs auto-questionnaires pour un même patient ?
FAQ
Quel auto-questionnaire utiliser pour évaluer la dépendance au tabac ?
Quelle est la différence entre le test de Fagerström et le test de Richmond ?
À quoi sert le questionnaire HONC ?
Le CDS est-il plus complet que le test de Fagerström ?
Pourquoi utiliser un auto-questionnaire avant la consultation ?
Les auto-questionnaires remplacent-ils l’échange avec le patient ?
Peut-on utiliser plusieurs auto-questionnaires pour un même patient ?







