
Vincent Jacquelinet
CEO

Mourad Hassani
Head of R&D
4 minutes

Depuis plusieurs mois, l’intelligence artificielle s’est invitée dans tous les débats. Ce qui relevait encore récemment d’une notion technique réservée à quelques experts s’est diffusé en un temps record dans le grand public.
Deux mois après son lancement fin 2022 seulement, la première version grand public d’une IA à base de LLM (ChatGPT d’OpenAI) atteignait déjà 100 millions d’utilisateurs, un record historique pour une nouvelle technologie grand public. Pour atteindre ce seuil, Internet a mis 7 ans, Facebook 5 ans. (1)
Fin 2025, soit 3 ans plus tard, les IA basées sur des modèles de langage LLM comme ChatGPT, Microsoft Copilot, Google Gemini, Claude d’Anthropic ou Mistral sont déjà utilisés par plus d’un milliard de personnes chaque semaine.
L’accélération de l’adoption de cette nouvelle technologie ne concerne pas uniquement le grand public. Elle se diffuse également aux usages professionnels, y compris dans des secteurs historiquement plus lents à adopter de nouvelles technologies comme la santé.
Aux États-Unis : l’American Medical Association rappelait que début 2026, 81 % des médecins déclaraient utiliser l’IA dans le travail (contre 38 % en 2023) (2)
En Europe : la dynamique est également enclenchée. La Commission européenne indiquait par exemple en 2024 que déjà plus de 60 % des hôpitaux européens expérimentaient des solutions d’IA. (3)
En France : l'adoption est déjà massive. Selon le Baromètre Data & IA en santé 2025, 90 % des professionnels de santé déclarent utiliser des outils d'intelligence artificielle dans leur pratique, dont 32 % quotidiennement. Plus de la moitié (53 %) estiment que l'IA a déjà modifié leur manière d'exercer (4)
Mais cette adoption, aussi rapide soit-elle, nécessite au moins deux clarifications : de quoi parle-t-on vraiment quand on parle d’IA ? Et surtout, qu’est-ce qui se passe réellement avec l’IA médicale ?
Famille d'IA | Header 2 | Header 3 |
|---|---|---|
🧠 IA symbolique | Années 1950-1980 | Utilise des règles, arbres décisionnels, ontologies ou graphes de connaissances pour représenter explicitement la connaissance. |
📊 Machine Learning | Années 1980-2000 | Apprend automatiquement à partir de données afin d'identifier des régularités et produire des prédictions. |
🖼️ Deep Learning | Années 2010 | Utilise des réseaux de neurones profonds capables d'analyser des images, du son ou de grands volumes de données complexes. |
💬 LLM (IA générative) | Depuis 2022 (grand public) | Comprend et génère du langage naturel grâce à de très grands modèles entraînés sur des milliards de textes. |
🔎 RAG & Agents IA | Depuis 2023 | Combinent modèles de langage, sources documentaires et automatisation de tâches complexes pour réaliser des actions plus fiables et contextualisées. |
En quelques décennies, l’intelligence artificielle est passée de systèmes capables de représenter explicitement la connaissance à des modèles capables d’apprendre à partir des données, puis à des systèmes capables de comprendre, d’interagir et d’agir et d’expliquer.
L'IA en santé ne désigne pas une technologie unique. Elle recouvre des outils très différents, avec des niveaux de risque, de preuve et d'intégration très variables. Et les usages les plus utiles naissent souvent de la combinaison de ces briques - LLM, données, connaissances structurées et orchestration - plutôt que d'une seule. Aldebaran s’appuie en santé sur une IA hybride, mélangeant ces différents outils.
Dans le prochain article blog : nous parlerons des usages de l’IA en santé, de ses promesses mais également des ses limites.
(1) OpenAI. “The State of Enterprise AI 2025 Report.” 2025.
(2) American Medical Association (AMA). “Augmented Intelligence in Health Care.” 2026.
(3) Commission européenne. “AI in Healthcare.” Rapport, 2024.
(4) Cegedim Santé. “Baromètre IA Santé 2025 : usages, risques et formation.” 2025.
(5) Fédération Hospitalière de France (FHF), Ipsos et BVA. “Baromètre sur les usages de l’intelligence artificielle en santé.”








