Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis le Dr Julia Fidry, médecin généraliste et spécialisée en médecine du sommeil.
Comment préparez-vous vos consultations médicales aujourd’hui ?
Dans ma pratique quotidienne, j’utilise la pré-consultation via Aldebaran, interconnectée avec mon agenda MadeForMed, dans l’objectif de préparer mes consultations en amont afin d’optimiser le temps médical et d’améliorer la qualité de prise en charge.
Depuis plusieurs années, j’ai pris l’habitude de consulter mon planning la veille afin d’anticiper les besoins des patients.
L’intégration de la pré-consultation a permis de structurer cette organisation et de la rendre beaucoup plus efficace, en me donnant accès à des informations directement exploitables avant même la rencontre avec le patient.
En quoi la pré-consultation améliore-t-elle votre organisation médicale ?
Mon activité se répartit entre la médecine générale et la médecine du sommeil, et la pré-consultation s’intègre de manière très complémentaire dans ces deux champs.
Elle me permet d’arriver en consultation avec des informations déjà structurées, ce qui rend l’organisation plus efficace et facilite la prise de décision.
Quel est l’impact de la pré-consultation en médecine du sommeil ?
En médecine du sommeil, elle me permet de disposer en amont des éléments essentiels, notamment les antécédents du patient ainsi que des questionnaires standardisés portant sur la somnolence, la fatigue, l’humeur ou encore l’insomnie.
Ces informations sont particulièrement précieuses, car elles me permettent d’évaluer avant la consultation l’indication d’examens comme une polygraphie ou la mise en place d’un agenda du sommeil.
Je peux ainsi préparer le parcours du patient et anticiper la logistique, notamment la gestion des appareils d’enregistrement.
J’arrive en consultation avec une vision déjà structurée de la situation, ce qui me permet d’être plus pertinente et plus efficace dans mes décisions.
Comment l’utilisez-vous en médecine générale ?
En médecine générale, la pré-consultation me permet de connaître à l’avance le motif de consultation et d’anticiper un certain nombre d’actions.
Je peux par exemple préparer des renouvellements d’ordonnances, anticiper des prescriptions d’imagerie dans le cadre de douleurs articulaires, ou encore ajuster un traitement médicamenteux.
Dans certains cas, notamment pour des démarches administratives comme les dossiers MDPH ou d’autres documents à remplir, je peux même pré-remplir les éléments la veille, ce qui permet le jour de la consultation de simplement relire et valider avec le patient.
Quel impact cela a-t-il sur votre temps médical ?
Cette organisation repose sur un principe qui m’est essentiel : la consultation doit être terminée à la fin du rendez-vous.
Grâce au travail réalisé en amont via la pré-consultation, une grande partie des tâches est déjà effectuée.
La consultation devient alors un temps d’échange, de validation et d’ajustement, et je limite très fortement le travail à réaliser après coup.
Cela améliore à la fois mon efficacité, mon confort de travail et la qualité de la relation avec le patient.
Quel est le taux d’adoption de la pré-consultation chez vos patients ?
Le taux de remplissage des pré-consultations est d’environ 60 % dans ma patientèle, qui est pourtant plutôt âgée.
Ce résultat est encourageant et repose sur une implication active de notre part : je n’hésite pas à relancer les patients lorsque cela est nécessaire, et nous rappelons en salle d’attente l’importance de remplir les questionnaires.
Plus les informations sont complétées en amont, plus la consultation est fluide et sereine.
Comment la pré-consultation s’intègre-t-elle avec vos outils numériques et l’intelligence artificielle ?
Par ailleurs, j’intègre ces données dans mon utilisation d’un assistant de consultation basé sur l’intelligence artificielle.
Les éléments issus de la pré-consultation, ainsi que les documents de télésuivi ou les synthèses des consultations précédentes, sont intégrés dans le contexte pour l’IA.
Cela me permet de disposer d’un rappel structuré des éléments importants et d’améliorer la continuité des soins.
Cette organisation est particulièrement utile dans les consultations nécessitant la rédaction de courriers ou de comptes rendus, notamment en médecine du sommeil, car elle me permet de produire ces documents directement pendant la consultation, de manière rapide et fluide.
Quel est votre retour global sur l’utilisation de la pré-consultation ?
Au final, la pré-consultation est devenue un outil central dans mon organisation.
Elle me permet d’anticiper, de structurer mes consultations, de gagner du temps et surtout de recentrer le temps médical sur l’essentiel : l’échange avec le patient et la prise de décision clinique.
Plus elle est utilisée, plus la consultation devient efficace, fluide et cela me permet d’être plutôt proactive et moins réactive au fil des consultations.









