Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis médecin généraliste, installé en libéral depuis six ans, dans un territoire rural. Mon activité est variée : prise en charge de motifs aigus, suivi de patients chroniques, accompagnement de situations complexes, prévention, dépistage, coordination avec l’équipe du cabinet, et encadrement d’internes en médecine générale.
Pouvez-vous décrire une consultation type avec Aldebaran : avant, pendant, après ?
Avant la consultation, Aldebaran permet au patient de préparer sa venue, de préciser son motif et de renseigner certains éléments utiles. Cela l’aide à se recentrer sur sa demande et à mieux hiérarchiser les sujets à aborder.
C’est particulièrement utile pour éviter l’effet de demandes multiples, en cascade, parfois non hiérarchisées. Pour certains patients, l’outil peut aussi être utilisé avec l’aide de l’assistante médicale ou des internes.
Pendant la consultation, Aldebaran permet d’avoir rapidement sous les yeux les éléments importants : motif principal, points de vigilance et éléments de suivi. Cela permet de structurer l’échange.
Après la consultation, l’outil aide à consolider la prise en charge : examens à prévoir, éléments à organiser et suivi. Il sert également de support commun lisible par l’équipe du cabinet.
Qu’est-ce qui a le plus changé dans votre manière de travailler ?
Le principal changement est l’implication du patient dans sa propre prise en charge. Il ne vient plus seulement avec une demande brute : il peut préparer sa consultation, réfléchir à son suivi et participer davantage à la structuration de son parcours.
L’autre évolution concerne le travail d’équipe. Certains éléments apparaissent clairement en amont, ce qui permet aux assistantes médicales d’intervenir plus tôt : proposer des actions, préparer un bilan de prévention ou récupérer des informations utiles avant mon intervention.
L’outil est également intéressant pour les internes de médecine générale. Il les aide à structurer les demandes des patients et à mieux organiser leur raisonnement en consultation.
Avez-vous constaté un gain de temps ou d’efficacité ?
Oui, il y a à la fois un gain de temps et un gain d’efficacité.
Le fait que certaines informations soient renseignées en amont permet d’arriver en consultation avec des données déjà exploitables. On passe moins de temps à recueillir les informations et davantage à analyser et décider.
C’est aussi un gain pour l’équipe, qui peut anticiper certaines actions.
Le gain d’efficacité tient surtout à la structuration : Aldebaran aide à cadrer la consultation, à hiérarchiser les demandes et à repérer rapidement les éléments à traiter.
Il y a également un intérêt sur l’aide à la cotation. Les internes, et parfois même les médecins plus expérimentés, peuvent oublier certaines cotations adaptées à des actes de prévention, de suivi ou d’évaluation. L’outil permet de mieux les repérer.
Pouvez-vous partager un exemple concret d’utilisation ?
L’exemple le plus parlant concerne les bilans de prévention et les suivis chroniques.
Lorsqu’un patient remplit en amont les questionnaires, Aldebaran permet d’orienter automatiquement la lecture vers les éléments utiles : dépistages non réalisés, prévention à remettre à jour, facteurs de risque, éléments de suivi chronique, points à aborder pendant la consultation.
Cela est particulièrement intéressant pour des patients diabétiques, hypertendus, ou plus globalement pour les patients avec plusieurs facteurs de risque. L’outil permet de faire ressortir rapidement ce qui doit être vérifié : suivi biologique, dépistage cardiovasculaire, vaccination, dépistages organisés, éducation thérapeutique, habitudes de vie.
Un autre exemple très concret est l’utilisation par l’assistante médicale. Si un dépistage n’est pas à jour, elle peut le repérer avant même mon intervention et proposer au patient les démarches adaptées : mammographie, frottis, dépistage organisé, bilan de prévention. Cela rend le parcours plus fluide et plus cohérent.
Quel est votre retour global sur Aldebaran ?
Je pense que ce type d’outil a vocation à prendre une place importante dans l’avenir de nos cabinets. Il ne remplacera pas le médecin, mais il répond à une évolution réelle de notre exercice : plus de demandes, plus de prévention, plus de suivi chronique, plus de coordination, et la nécessité de disposer de points de contrôle simples, lisibles et partagés par l’équipe.









