Focus prévention : quel questionnaire pour évaluer l’activité physique ?

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4 minutes

activité physique
Médecin généraliste

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Chaque consultation est une occasion de faire de la prévention, et l’activité physique fait pleinement partie des sujets qui peuvent être abordés avec le patient.

En France, 59 % des femmes et 73 % des hommes atteignaient les recommandations en matière d’activité physique en 2021. En parallèle, les comportements sédentaires restent fréquents : en 2024, 28 % des adultes de 18 à 79 ans déclaraient passer plus de 7 heures par jour en position assise. (1) (2)

Les conséquences de l’inactivité physique sont importantes. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les personnes insuffisamment actives présentent un risque de décès supérieur de 20 à 30 % à celui des personnes suffisamment actives. L’activité physique régulière contribue notamment à réduire le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, de certains cancers et de chutes, tout en ayant des bénéfices sur la santé mentale, les capacités fonctionnelles et le sommeil. (3)

L’enjeu est également économique et sociétal. En France, le coût social de l’inactivité physique a été estimé à 140 milliards d’euros par an, correspondant à plus de 38 000 décès et 62 000 pathologies chaque année. Cette estimation intègre notamment la valeur sociale associée à la mortalité, les pertes de bien-être liées aux maladies et les dépenses de soins : elle ne correspond donc pas à 140 milliards d’euros de dépenses pour l’Assurance Maladie. (4)

Pourtant, entre le motif de consultation, les examens complémentaires, les traitements et les questions du patient, il n’est pas toujours simple d’évaluer précisément son niveau d’activité physique.

Plusieurs questionnaires standardisés permettent justement de mieux caractériser les habitudes du patient : activité physique, déplacements, activité professionnelle, loisirs ou encore temps passé assis.

IPAQ, GPAQ, Ricci & Gagnon, PAR-Q+… quel questionnaire utiliser et dans quelle situation ?

Pourquoi utiliser un questionnaire sur l’activité physique ?

Évaluer l’activité physique ne consiste pas uniquement à demander : « Est-ce que vous faites du sport ? ».

Un patient peut courir 45 minutes le dimanche, mais rester assis une grande partie de la semaine. Un autre peut ne jamais pratiquer de sport à proprement parler, mais marcher quotidiennement, utiliser le vélo pour ses déplacements, monter des escaliers ou exercer un métier physiquement exigeant.

Il faut également distinguer inactivité physique et sédentarité.

L’inactivité physique correspond au fait de ne pas atteindre un niveau d’activité physique suffisant au regard des recommandations. La sédentarité correspond aux périodes d’éveil passées assis ou allongé avec une faible dépense énergétique. Les deux constituent des facteurs de risque distincts et peuvent se cumuler. (2)

Des questionnaires standardisés permettent d’obtenir une évaluation plus structurée des habitudes du patient qu’une appréciation informelle.

Ils peuvent notamment aider à :

  • estimer le niveau global d’activité physique ;

  • repérer une sédentarité importante ;

  • distinguer l’activité liée au travail, aux déplacements et aux loisirs ;

  • identifier les patients qui pourraient bénéficier de conseils personnalisés ;

  • suivre certaines évolutions dans le temps.

Il faut néanmoins garder à l’esprit qu’il s’agit majoritairement de données déclaratives. Elles dépendent donc de la mémoire du patient, de sa perception de l’intensité de ses activités et peuvent être sujettes à des biais de déclaration.

Ces questionnaires ne remplacent ni l’échange avec le patient ni, lorsqu’une mesure précise est nécessaire, des méthodes plus objectives comme l’accélérométrie ou certains objets connectés.

Pourquoi utiliser un questionnaire sur l’activité physique ?

Évaluer l’activité physique ne consiste pas uniquement à demander : « Est-ce que vous faites du sport ? ».

Un patient peut courir 45 minutes le dimanche, mais rester assis une grande partie de la semaine. Un autre peut ne jamais pratiquer de sport à proprement parler, mais marcher quotidiennement, utiliser le vélo pour ses déplacements, monter des escaliers ou exercer un métier physiquement exigeant.

Il faut également distinguer inactivité physique et sédentarité.

L’inactivité physique correspond au fait de ne pas atteindre un niveau d’activité physique suffisant au regard des recommandations. La sédentarité correspond aux périodes d’éveil passées assis ou allongé avec une faible dépense énergétique. Les deux constituent des facteurs de risque distincts et peuvent se cumuler. (2)

Des questionnaires standardisés permettent d’obtenir une évaluation plus structurée des habitudes du patient qu’une appréciation informelle.

Ils peuvent notamment aider à :

  • estimer le niveau global d’activité physique ;

  • repérer une sédentarité importante ;

  • distinguer l’activité liée au travail, aux déplacements et aux loisirs ;

  • identifier les patients qui pourraient bénéficier de conseils personnalisés ;

  • suivre certaines évolutions dans le temps.

Il faut néanmoins garder à l’esprit qu’il s’agit majoritairement de données déclaratives. Elles dépendent donc de la mémoire du patient, de sa perception de l’intensité de ses activités et peuvent être sujettes à des biais de déclaration.

Ces questionnaires ne remplacent ni l’échange avec le patient ni, lorsqu’une mesure précise est nécessaire, des méthodes plus objectives comme l’accélérométrie ou certains objets connectés.

Que recommandent les autorités de santé ?

L’Organisation mondiale de la Santé recommande à tous les adultes de pratiquer régulièrement une activité physique et de limiter le temps consacré à des comportements sédentaires. (3)

La Haute Autorité de Santé (HAS) considère également l’activité physique comme une intervention à part entière dans la prévention et la prise en charge de nombreuses pathologies. Elle accompagne les professionnels dans l’évaluation, le conseil et la prescription d’une activité physique adaptée à l’état de santé, aux capacités et aux préférences du patient. (5)

Dans ce contexte, les questionnaires constituent une aide pratique pour mieux documenter les habitudes de vie, identifier certains points d’attention et orienter l’échange avec le patient.

L’IPAQ - International Physical Activity Questionnaire

L’International Physical Activity Questionnaire (IPAQ) est l’un des questionnaires internationaux d’évaluation de l’activité physique les plus utilisés. Une revue systématique le décrit même comme le questionnaire d’activité physique le plus largement utilisé au moment de sa publication. (6)

Développé à la fin des années 1990 pour permettre des comparaisons internationales, il a fait l’objet d’une étude de fiabilité et de validité dans 12 pays. (7)

L’IPAQ existe notamment sous deux formes : une version courte et une version longue.

La version courte s’intéresse principalement, sur les sept derniers jours, à :

  • l’activité physique intense ;

  • l’activité physique modérée ;

  • la marche ;

  • le temps passé assis.

La version longue permet d’explorer plus précisément les différents domaines dans lesquels cette activité est réalisée, notamment le travail, les déplacements, les activités domestiques et les loisirs. (7)

L’IPAQ peut être auto-administré ou administré lors d’un entretien, selon la version et le protocole utilisé.

Pourquoi l’utiliser ?

L’IPAQ est particulièrement intéressant lorsque l’on souhaite disposer d’un outil standardisé et largement documenté permettant d’estimer le niveau d’activité physique d’un patient ou d’une population.

Ses points forts

  • Très utilisé dans la recherche et les enquêtes de santé.

  • Disponible en version courte et en version longue.

  • Permet de prendre en compte plusieurs intensités d’activité.

  • Dispose d’un protocole de calcul permettant notamment d’exprimer l’activité en MET-minutes par semaine.

Ses limites

Comme de nombreux questionnaires déclaratifs, l’IPAQ peut conduire à une surestimation ou une sous-estimation de l’activité réelle.

Il est particulièrement adapté à la surveillance de populations et à la catégorisation du niveau d’activité, mais doit être utilisé avec davantage de prudence lorsqu’il s’agit de mesurer précisément une évolution individuelle dans le temps. (6) (7)

Le GPAQ - Global Physical Activity Questionnaire

Le Global Physical Activity Questionnaire (GPAQ) a été développé par l’Organisation mondiale de la Santé pour la surveillance de l’activité physique dans les populations. Il est notamment intégré au dispositif international WHO STEPS de surveillance des facteurs de risque des maladies non transmissibles. (8)

Il comporte 16 questions et évalue l’activité physique dans trois grands domaines :

  • l’activité physique au travail ;

  • les déplacements actifs ;

  • les activités de loisirs ;

auxquels s’ajoute une évaluation du temps passé assis.

Pourquoi l’utiliser ?

Le GPAQ est particulièrement utile lorsque l’on souhaite comprendre dans quel contexte le patient est actif.

Deux personnes ayant un niveau global d’activité similaire peuvent en effet avoir des profils très différents : activité physique professionnelle pour l’une, déplacements à vélo pour l’autre, ou pratique sportive pendant les loisirs.

Ses points forts

  • Développé par l’OMS.

  • Utilisé dans de nombreux pays.

  • Distingue clairement travail, déplacements et loisirs.

  • Intègre une mesure du comportement sédentaire.

Ses limites

Contrairement à ce que pourrait laisser penser son utilisation sous forme de questionnaire, le GPAQ officiel a été développé pour être administré en face-à-face par un enquêteur formé. L’OMS recommande notamment l’utilisation d’exemples visuels afin d’aider le répondant à distinguer les différentes intensités d’activité. (8)

Ce n’est donc pas, dans son format originel, un auto-questionnaire au même titre que certaines versions de l’IPAQ, Ricci & Gagnon ou le PAR-Q+.

Comme tout outil déclaratif, il reste également exposé aux biais de mémoire et d’estimation.

Le questionnaire de Ricci & Gagnon

Le questionnaire de Ricci & Gagnon est un questionnaire d’auto-évaluation fréquemment utilisé en France pour obtenir rapidement une indication sur le profil d’activité physique d’une personne. (9)

Dans sa version modifiée diffusée notamment par l’ONAPS, il explore trois dimensions :

  • les comportements sédentaires ;

  • les activités physiques de loisirs, dont le sport ;

  • les activités physiques quotidiennes.

Le score obtenu permet de classer le répondant dans trois catégories :

  • moins de 18 points : inactif ;

  • entre 18 et 35 points : actif ;

  • plus de 35 points : très actif. (9)

Pourquoi l’utiliser ?

Son principal intérêt réside dans sa simplicité. Il peut être utilisé comme outil de repérage pour ouvrir la discussion sur l’activité physique et les habitudes quotidiennes.

Ses points forts

  • Court et facile à comprendre.

  • Auto-administrable.

  • Prend en compte les loisirs, les activités quotidiennes et la sédentarité.

  • Offre un résultat facilement interprétable.

Ses limites

Il faut être prudent quant à la portée du score.

La validation scientifique du questionnaire de Ricci & Gagnon reste moins documentée que celle d’outils internationaux comme l’IPAQ. Une étude publiée en 2023 a retrouvé une corrélation entre son score et celui de l’IPAQ, mais un accord relativement faible entre les classifications des deux questionnaires. Les résultats étaient plus favorables chez les personnes de moins de 40 ans. (10)

Il est donc préférable de le considérer comme un outil simple de repérage et de sensibilisation, plutôt que comme une mesure précise et objective de l’activité physique.

Le PAR-Q+

Le PAR-Q+ — Physical Activity Readiness Questionnaire for Everyone répond à un objectif différent.

Il ne cherche pas à mesurer la quantité d’activité physique pratiquée.

Il s’agit d’un questionnaire d’auto-dépistage avant une augmentation ou une reprise de l’activité physique. Il aide à déterminer si une personne peut augmenter son niveau d’activité sans évaluation supplémentaire ou s’il est préférable de demander conseil à un médecin ou à un professionnel de l’exercice qualifié. (11)

Pourquoi l’utiliser ?

Il peut être utile lorsqu’une personne envisage de devenir plus active ou de reprendre une activité physique de façon structurée.

Le PAR-Q+ est conçu pour s’adresser à une population large. Les premières questions permettent d’identifier les situations nécessitant éventuellement une exploration supplémentaire.

Ses points forts

  • Auto-administrable.

  • Centré sur la sécurité avant l’activité physique.

  • Parcours adapté aux réponses du patient.

  • Peut orienter vers une évaluation complémentaire lorsque cela est nécessaire.

Ses limites

Le PAR-Q+ ne mesure pas le niveau d’activité physique ni la sédentarité.

Il ne délivre pas non plus une « aptitude médicale » à pratiquer une activité physique : il s’agit d’un outil de dépistage permettant d’identifier les personnes pour lesquelles un conseil professionnel supplémentaire peut être pertinent. (11)

Si l’objectif est également de mesurer les habitudes d’activité du patient, un autre questionnaire devra être utilisé en complément.

Que recommandent les autorités de santé ?

L’Organisation mondiale de la Santé recommande à tous les adultes de pratiquer régulièrement une activité physique et de limiter le temps consacré à des comportements sédentaires. (3)

La Haute Autorité de Santé (HAS) considère également l’activité physique comme une intervention à part entière dans la prévention et la prise en charge de nombreuses pathologies. Elle accompagne les professionnels dans l’évaluation, le conseil et la prescription d’une activité physique adaptée à l’état de santé, aux capacités et aux préférences du patient. (5)

Dans ce contexte, les questionnaires constituent une aide pratique pour mieux documenter les habitudes de vie, identifier certains points d’attention et orienter l’échange avec le patient.

L’IPAQ - International Physical Activity Questionnaire

L’International Physical Activity Questionnaire (IPAQ) est l’un des questionnaires internationaux d’évaluation de l’activité physique les plus utilisés. Une revue systématique le décrit même comme le questionnaire d’activité physique le plus largement utilisé au moment de sa publication. (6)

Développé à la fin des années 1990 pour permettre des comparaisons internationales, il a fait l’objet d’une étude de fiabilité et de validité dans 12 pays. (7)

L’IPAQ existe notamment sous deux formes : une version courte et une version longue.

La version courte s’intéresse principalement, sur les sept derniers jours, à :

  • l’activité physique intense ;

  • l’activité physique modérée ;

  • la marche ;

  • le temps passé assis.

La version longue permet d’explorer plus précisément les différents domaines dans lesquels cette activité est réalisée, notamment le travail, les déplacements, les activités domestiques et les loisirs. (7)

L’IPAQ peut être auto-administré ou administré lors d’un entretien, selon la version et le protocole utilisé.

Pourquoi l’utiliser ?

L’IPAQ est particulièrement intéressant lorsque l’on souhaite disposer d’un outil standardisé et largement documenté permettant d’estimer le niveau d’activité physique d’un patient ou d’une population.

Ses points forts

  • Très utilisé dans la recherche et les enquêtes de santé.

  • Disponible en version courte et en version longue.

  • Permet de prendre en compte plusieurs intensités d’activité.

  • Dispose d’un protocole de calcul permettant notamment d’exprimer l’activité en MET-minutes par semaine.

Ses limites

Comme de nombreux questionnaires déclaratifs, l’IPAQ peut conduire à une surestimation ou une sous-estimation de l’activité réelle.

Il est particulièrement adapté à la surveillance de populations et à la catégorisation du niveau d’activité, mais doit être utilisé avec davantage de prudence lorsqu’il s’agit de mesurer précisément une évolution individuelle dans le temps. (6) (7)

Le GPAQ - Global Physical Activity Questionnaire

Le Global Physical Activity Questionnaire (GPAQ) a été développé par l’Organisation mondiale de la Santé pour la surveillance de l’activité physique dans les populations. Il est notamment intégré au dispositif international WHO STEPS de surveillance des facteurs de risque des maladies non transmissibles. (8)

Il comporte 16 questions et évalue l’activité physique dans trois grands domaines :

  • l’activité physique au travail ;

  • les déplacements actifs ;

  • les activités de loisirs ;

auxquels s’ajoute une évaluation du temps passé assis.

Pourquoi l’utiliser ?

Le GPAQ est particulièrement utile lorsque l’on souhaite comprendre dans quel contexte le patient est actif.

Deux personnes ayant un niveau global d’activité similaire peuvent en effet avoir des profils très différents : activité physique professionnelle pour l’une, déplacements à vélo pour l’autre, ou pratique sportive pendant les loisirs.

Ses points forts

  • Développé par l’OMS.

  • Utilisé dans de nombreux pays.

  • Distingue clairement travail, déplacements et loisirs.

  • Intègre une mesure du comportement sédentaire.

Ses limites

Contrairement à ce que pourrait laisser penser son utilisation sous forme de questionnaire, le GPAQ officiel a été développé pour être administré en face-à-face par un enquêteur formé. L’OMS recommande notamment l’utilisation d’exemples visuels afin d’aider le répondant à distinguer les différentes intensités d’activité. (8)

Ce n’est donc pas, dans son format originel, un auto-questionnaire au même titre que certaines versions de l’IPAQ, Ricci & Gagnon ou le PAR-Q+.

Comme tout outil déclaratif, il reste également exposé aux biais de mémoire et d’estimation.

Le questionnaire de Ricci & Gagnon

Le questionnaire de Ricci & Gagnon est un questionnaire d’auto-évaluation fréquemment utilisé en France pour obtenir rapidement une indication sur le profil d’activité physique d’une personne. (9)

Dans sa version modifiée diffusée notamment par l’ONAPS, il explore trois dimensions :

  • les comportements sédentaires ;

  • les activités physiques de loisirs, dont le sport ;

  • les activités physiques quotidiennes.

Le score obtenu permet de classer le répondant dans trois catégories :

  • moins de 18 points : inactif ;

  • entre 18 et 35 points : actif ;

  • plus de 35 points : très actif. (9)

Pourquoi l’utiliser ?

Son principal intérêt réside dans sa simplicité. Il peut être utilisé comme outil de repérage pour ouvrir la discussion sur l’activité physique et les habitudes quotidiennes.

Ses points forts

  • Court et facile à comprendre.

  • Auto-administrable.

  • Prend en compte les loisirs, les activités quotidiennes et la sédentarité.

  • Offre un résultat facilement interprétable.

Ses limites

Il faut être prudent quant à la portée du score.

La validation scientifique du questionnaire de Ricci & Gagnon reste moins documentée que celle d’outils internationaux comme l’IPAQ. Une étude publiée en 2023 a retrouvé une corrélation entre son score et celui de l’IPAQ, mais un accord relativement faible entre les classifications des deux questionnaires. Les résultats étaient plus favorables chez les personnes de moins de 40 ans. (10)

Il est donc préférable de le considérer comme un outil simple de repérage et de sensibilisation, plutôt que comme une mesure précise et objective de l’activité physique.

Le PAR-Q+

Le PAR-Q+ — Physical Activity Readiness Questionnaire for Everyone répond à un objectif différent.

Il ne cherche pas à mesurer la quantité d’activité physique pratiquée.

Il s’agit d’un questionnaire d’auto-dépistage avant une augmentation ou une reprise de l’activité physique. Il aide à déterminer si une personne peut augmenter son niveau d’activité sans évaluation supplémentaire ou s’il est préférable de demander conseil à un médecin ou à un professionnel de l’exercice qualifié. (11)

Pourquoi l’utiliser ?

Il peut être utile lorsqu’une personne envisage de devenir plus active ou de reprendre une activité physique de façon structurée.

Le PAR-Q+ est conçu pour s’adresser à une population large. Les premières questions permettent d’identifier les situations nécessitant éventuellement une exploration supplémentaire.

Ses points forts

  • Auto-administrable.

  • Centré sur la sécurité avant l’activité physique.

  • Parcours adapté aux réponses du patient.

  • Peut orienter vers une évaluation complémentaire lorsque cela est nécessaire.

Ses limites

Le PAR-Q+ ne mesure pas le niveau d’activité physique ni la sédentarité.

Il ne délivre pas non plus une « aptitude médicale » à pratiquer une activité physique : il s’agit d’un outil de dépistage permettant d’identifier les personnes pour lesquelles un conseil professionnel supplémentaire peut être pertinent. (11)

Si l’objectif est également de mesurer les habitudes d’activité du patient, un autre questionnaire devra être utilisé en complément.

D’autres outils peuvent également être utiles

IPAQ, GPAQ, Ricci & Gagnon et PAR-Q+ ne couvrent pas toutes les situations cliniques.

Selon l’objectif recherché, d’autres outils peuvent être intéressants :

  • questionnaires spécifiques de sédentarité, pour détailler le temps passé assis dans différents contextes ;

  • journaux d’activité, permettant de documenter les activités sur plusieurs jours ;

  • podomètres, smartphones ou objets connectés, permettant d’obtenir des données plus objectives sur certains comportements comme le nombre de pas ;

  • accéléromètres, notamment utilisés dans la recherche pour mesurer plus précisément les mouvements ;

  • échelles fonctionnelles, particulièrement intéressantes chez les personnes âgées, fragiles ou atteintes de certaines maladies chroniques.

Le choix dépend donc avant tout de la question à laquelle le professionnel souhaite répondre.

Quel questionnaire choisir ?

Il n’existe pas un questionnaire universellement adapté à toutes les situations.

Questionnaire

Objectif principal

Auto-administrable ?

Usage particulièrement pertinent

IPAQ

Estimer le niveau d’activité physique

Oui, selon la version

Évaluation standardisée, recherche, surveillance

GPAQ

Analyser l’activité selon le travail, les déplacements et les loisirs

Non (dans son format OMS originel)

Santé publique, analyse des différents domaines d’activité

Ricci & Gagnon

Obtenir rapidement un profil d’activité

Oui

Repérage et sensibilisation

PAR-Q+

Repérer la nécessité éventuelle d’un avis avant d’augmenter son activité

Oui

Reprise ou augmentation de l’activité physique

Ces questionnaires peuvent être complémentaires, mais ils ne répondent pas à la même question.

Un professionnel pourrait par exemple chercher à connaître le niveau d’activité d’un patient avec l’IPAQ ou Ricci & Gagnon, puis utiliser un outil de dépistage comme le PAR-Q+ si ce patient envisage d’augmenter significativement son activité.

D’autres outils peuvent également être utiles

IPAQ, GPAQ, Ricci & Gagnon et PAR-Q+ ne couvrent pas toutes les situations cliniques.

Selon l’objectif recherché, d’autres outils peuvent être intéressants :

  • questionnaires spécifiques de sédentarité, pour détailler le temps passé assis dans différents contextes ;

  • journaux d’activité, permettant de documenter les activités sur plusieurs jours ;

  • podomètres, smartphones ou objets connectés, permettant d’obtenir des données plus objectives sur certains comportements comme le nombre de pas ;

  • accéléromètres, notamment utilisés dans la recherche pour mesurer plus précisément les mouvements ;

  • échelles fonctionnelles, particulièrement intéressantes chez les personnes âgées, fragiles ou atteintes de certaines maladies chroniques.

Le choix dépend donc avant tout de la question à laquelle le professionnel souhaite répondre.

Quel questionnaire choisir ?

Il n’existe pas un questionnaire universellement adapté à toutes les situations.

Questionnaire

Objectif principal

Auto-administrable ?

Usage particulièrement pertinent

IPAQ

Estimer le niveau d’activité physique

Oui, selon la version

Évaluation standardisée, recherche, surveillance

GPAQ

Analyser l’activité selon le travail, les déplacements et les loisirs

Non (dans son format OMS originel)

Santé publique, analyse des différents domaines d’activité

Ricci & Gagnon

Obtenir rapidement un profil d’activité

Oui

Repérage et sensibilisation

PAR-Q+

Repérer la nécessité éventuelle d’un avis avant d’augmenter son activité

Oui

Reprise ou augmentation de l’activité physique

Ces questionnaires peuvent être complémentaires, mais ils ne répondent pas à la même question.

Un professionnel pourrait par exemple chercher à connaître le niveau d’activité d’un patient avec l’IPAQ ou Ricci & Gagnon, puis utiliser un outil de dépistage comme le PAR-Q+ si ce patient envisage d’augmenter significativement son activité.

Mieux préparer l’échange autour de l’activité physique

L’activité physique est un sujet très concret, mais pas toujours simple à explorer pendant une consultation.

Le patient peut ne pas considérer la marche quotidienne, les déplacements à vélo ou certaines activités professionnelles comme de « l’activité physique ». À l’inverse, la pratique ponctuelle d’un sport peut donner l’impression d’un niveau d’activité élevé alors qu’une grande partie de la semaine reste passée en position assise.

Faire compléter certains questionnaires en amont de la consultation, lorsqu’ils sont adaptés à ce mode d’administration, permet de recueillir ces informations avant le rendez-vous.

Le professionnel peut alors disposer dès le début de la consultation d’éléments structurés sur les habitudes du patient et concentrer davantage l’échange sur leur interprétation et sur les conseils adaptés à sa situation.

Chez Aldebaran, les questionnaires intelligents de pré-consultation peuvent intégrer des questionnaires et scores médicaux adaptés au profil du patient et à ses réponses. Les informations recueillies sont structurées et les scores peuvent être calculés afin d’aider le professionnel de santé à repérer plus rapidement certains points d’attention.

L’objectif n’est pas seulement d’attribuer un score d’activité physique, mais de permettre au professionnel d’ouvrir un échange plus ciblé sur des changements réalistes, progressifs et adaptés à la situation du patient.

Mieux préparer l’échange autour de l’activité physique

L’activité physique est un sujet très concret, mais pas toujours simple à explorer pendant une consultation.

Le patient peut ne pas considérer la marche quotidienne, les déplacements à vélo ou certaines activités professionnelles comme de « l’activité physique ». À l’inverse, la pratique ponctuelle d’un sport peut donner l’impression d’un niveau d’activité élevé alors qu’une grande partie de la semaine reste passée en position assise.

Faire compléter certains questionnaires en amont de la consultation, lorsqu’ils sont adaptés à ce mode d’administration, permet de recueillir ces informations avant le rendez-vous.

Le professionnel peut alors disposer dès le début de la consultation d’éléments structurés sur les habitudes du patient et concentrer davantage l’échange sur leur interprétation et sur les conseils adaptés à sa situation.

Chez Aldebaran, les questionnaires intelligents de pré-consultation peuvent intégrer des questionnaires et scores médicaux adaptés au profil du patient et à ses réponses. Les informations recueillies sont structurées et les scores peuvent être calculés afin d’aider le professionnel de santé à repérer plus rapidement certains points d’attention.

L’objectif n’est pas seulement d’attribuer un score d’activité physique, mais de permettre au professionnel d’ouvrir un échange plus ciblé sur des changements réalistes, progressifs et adaptés à la situation du patient.

Conclusion

L’évaluation de l’activité physique peut apporter des informations utiles en prévention, à condition de choisir l’outil adapté à l’objectif recherché.

L’IPAQ permet une évaluation standardisée et largement documentée du niveau d’activité physique. Le GPAQ permet de distinguer plus précisément les différents domaines dans lesquels elle est pratiquée. Ricci & Gagnon constitue un outil simple de repérage et de sensibilisation, particulièrement connu en France. Le PAR-Q+, enfin, répond à une question différente : déterminer si une évaluation supplémentaire est recommandée avant d’augmenter son niveau d’activité physique.

Ces outils restent principalement déclaratifs et doivent donc être interprétés dans leur contexte.

Utilisés de façon pertinente, notamment lorsqu’ils peuvent être proposés avant la consultation, ils permettent néanmoins de recueillir une information plus structurée et d’intégrer plus facilement l’activité physique dans l’échange entre le patient et le professionnel de santé.

(1) Santé publique France. « Prévalences nationales et régionales de l’activité physique et de la sédentarité des adultes en France : résultats du Baromètre de Santé publique France 2021. » Bulletin épidémiologique hebdomadaire, publié le 11 juin 2024.

(2) Santé publique France. « Sédentarité : prévalence et connaissance des recommandations. Baromètre de Santé publique France : résultats de l’édition 2024. » Publié en décembre 2025.

(3) Organisation mondiale de la Santé. « Activité physique », fiche d’information, 26 juin 2024.

(4) France Stratégie. « L’évaluation socioéconomique des effets de santé des projets d’investissement public », mars 2022.

(5) Haute Autorité de Santé. « Consultation et prescription médicale d’activité physique à des fins de santé chez l’adulte », juillet 2022.

(6) Lee P.H., Macfarlane D.J., Lam T.H., Stewart S.M. « Validity of the International Physical Activity Questionnaire Short Form (IPAQ-SF): a systematic review. » International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2011.

(7) Craig C.L. et al. « International physical activity questionnaire: 12-country reliability and validity. » Medicine & Science in Sports & Exercise, 2003;35(8):1381-1395.

(8) Organisation mondiale de la Santé. Global Physical Activity Questionnaire (GPAQ) et GPAQ Analysis Guide. Le questionnaire comporte 16 questions et explore le travail, les déplacements, les loisirs et la sédentarité.

Questionnaire GPAQ officiel : Télécharger le GPAQ sur le site de l’OMS

(9) Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (ONAPS). Test Ricci & Gagnon – test d’auto-évaluation, version modifiée. Il distingue les profils « inactif », « actif » et « très actif ».

Questionnaire Ricci & Gagnon : Consulter le questionnaire diffusé par l’ONAPS

(10) Reychler G. et al. « The construct validity of the Ricci and Gagnon questionnaire to assess the physical activity level: a prospective study. » European Rehabilitation Journal, 2023.

(11) PAR-Q+ Collaboration / ePARmed-X+. Physical Activity Readiness Questionnaire for Everyone (PAR-Q+), édition 2025.

Questionnaire PAR-Q+ officiel : Consulter le PAR-Q+ 2025

FAQ

Quel questionnaire utiliser pour évaluer rapidement l’activité physique ?

Quelle est la différence entre l’IPAQ et le GPAQ ?

L’IPAQ est-il un auto-questionnaire ?

Le GPAQ est-il un auto-questionnaire ?

Pourquoi faut-il évaluer aussi la sédentarité ?

Peut-on utiliser plusieurs questionnaires pour un même patient ?

Pourquoi proposer ces questionnaires avant la consultation ?

FAQ

Quel questionnaire utiliser pour évaluer rapidement l’activité physique ?

Quelle est la différence entre l’IPAQ et le GPAQ ?

L’IPAQ est-il un auto-questionnaire ?

Le GPAQ est-il un auto-questionnaire ?

Pourquoi faut-il évaluer aussi la sédentarité ?

Peut-on utiliser plusieurs questionnaires pour un même patient ?

Pourquoi proposer ces questionnaires avant la consultation ?

FAQ

Quel questionnaire utiliser pour évaluer rapidement l’activité physique ?

Quelle est la différence entre l’IPAQ et le GPAQ ?

L’IPAQ est-il un auto-questionnaire ?

Le GPAQ est-il un auto-questionnaire ?

Pourquoi faut-il évaluer aussi la sédentarité ?

Peut-on utiliser plusieurs questionnaires pour un même patient ?

Pourquoi proposer ces questionnaires avant la consultation ?

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